Affichage des articles dont le libellé est Ken Scholes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ken Scholes. Afficher tous les articles

122e Folie : Les psaumes d'Isaak, tome 3 : Antiphon


Les temps anciens ne sont pas morts. Les sbires des rois-sorciers s’opposent toujours à l’ordre androfrancien.
Nebios, l’adolescent qui a assisté à la destruction de Windwir, sillonne les déserts du monde à la recherche de la Grande Bibliothèque. Tandis que le fantôme de son père lui apparaît pour le mettre en garde, il est pourchassé par d’étranges guerriers.
Jin Li Tam, la reine des Neuf Maisons Sylvestres, affronte quant à elle des ennemis au sein de ses fidèles. Ces derniers affirment que son fils est l’Enfant de la Promesse annoncé par leurs Évangiles. Ils sont persuadés que l’avènement de l’Impératrice Écarlate est imminent.
Tapis dans leurs abris, les derniers survivants de l’ordre androfrancien se préparent à répondre à la mélodie qui s’échappe d’un croissant argenté dans le Désert Bouillonnant…


Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat entre :
Bragelonne ET Livraddict

Merci aux éditions Bragelonne qui m'ont permis de découvrir le troisième tome des Psaumes d'Isaak, série Fantasy toujours aussi bonne. De nombreuses surprises et découvertes dans ce troisième tome qui retrouve un rythme un peu plus calme que le deuxième. Plus calme mais pas pour autant ennuyeux. A vrai dire, une fois le livre commencé on a du mal à le lâcher. Je me rends compte que je dis cela souvent, mais là je me suis forcé par moments à poser le livre et à faire autre chose pour faire durer plus longtemps le plaisir de l'histoire, sinon je crois qu'en deux jours je l'aurais eu fini. Si on accroche à l'histoire il se lit très vite, deux trois jours tout au plus. Le style d'écriture est simple sans pour autant être simpliste, les mots et le rythme coulent aisément et on tourne les pages à une vitesse incroyable sans même s'en rendre compte.
Vous l'aurez compris, j'ai été une fois de plus complètement conquis par l'écriture de Ken Shcoles qui nous transporte dans les Neuf Forêts et dans le Désert Bouillonnant avec une facilité déconcertante. On retrouve comme pour les deux premiers tomes cette focalisation interne qui passe de personnage en personnage et qui donne probablement cette grande originalité au roman. On retrouve avec plaisir tous les personnages des deux tomes précédents : Rudolfo, Jin Li Tam, Pétronus, Hivers, Neb, Vlad Li Tam, auquel s'ajoute pour la première fois Charles, le "père" d'Isaak. Un personnage d'ailleurs très intéressant à suivre, on voit ainsi l'évolution de ses relations avec les mécaserviteurs et en particulier avec Isaak.
Les "méchants" de l'histoire son également très bien décrits, très ambigus, très incompréhensibles. Leurs motivations semblent être sincères, mais on trouvera forcément horribles leurs méthodes pour arriver à leurs fins. Malgré tout, bien qu'on les déteste, il semble pourtant difficile de ne pas avoir une espèce de sympathie étrange pour eux.
L'histoire apporte son lot de surprises et de découvertes, et je dois dire que je ne m'attendais à aucune d'entre elles. Elles sont conséquentes, expliquent beaucoup de choses sur les événements passés et leur donnent une perspective nouvelle. A la fin du précédent tome, on avait déjà la suggestion de certaines de ces révélations, mais certaines d'entre elles sont aussi choquantes pour nous qu'elles peuvent l'être pour les personnages. L'histoire de Neb/Nebios est particulièrement intéressante, parce que plus elle avance, plus on se rend compte que le monde qu'a imaginé Ken Scholes est loin d'être aussi simple qu'il n'y paraît au premier abord, et ce que l'on découvre pose encore plus de questions, et une fois de plus nous fait regarder tous les événements passés d'une toute nouvelle façon.
Au final on a là un très bon livre, qui renouvelle complètement l'histoire qui nous était contée depuis le début, et qui du coup nous fait douter de tout ce qu'on tenait pour acquis. On referme alors ce troisième tome frustré de ne pas pouvoir lire la suite immédiatement. En effet, il va falloir attendre un peu, puisque le quatrième tome n'est pas encore paru aux États-Unis. Mais nul doute que ce futur quatrième tome trouvera sa place parmi mes livres lorsqu'il sera traduit.

71e Folie : Les psaumes d'Isaak, tome 2 : Cantique


Retour aux Terres Nommés. Le général de l'armée errante et le seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, s'est vu confier le trésor et le pouvoir de l'ancien ordre dissous neuf mois plus tôt. Aujourd'hui, de nombreux nobles alliés sont arrivés pour participer à un banquet en l'honneur du premier-né du général Rudolfo. Mais alors que la fête bat son plein, des assassins invisibles font irruption dans la salle du banquet.

Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat entre :
Bragelonne ET Livraddict

Merci aux éditions Bragelonne et à Livraddict de m'avoir permis de recevoir la suite de Lamentation que j'avais déjà reçu par leur intermédiaire, et dont le billet est ici. J'avais déjà vraiment beaucoup aimé ce premier tome, mais je dois dire que Cantique est encore meilleur, encore plus fort.
Le roman est toujours construit de la même manière que précédemment avec une alternance des personnages et de leur situation. On retrouve donc tous les personnages que l'on suivait dans Lamentation ! Rudolfo, Jin Li Tam, Vlad Li Tam, Petronus, Neb... On en suit également de nouveaux comme Hivers que l'on avait découvert dans le précédent tome à travers les yeux de Neb notamment.
On voit également l'apparition de nombreux nouveaux personnages relativement importants. Certains sont assez obscurs et on aura certainement plus de précisions sur eux dans les romans suivants.
Cantique est plus rapide que Lamentation, parce qu'il n'y a plus besoin de faire cette présentation des personnages et cette mise en place de la situation. On commence donc quelques mois après la fin du précédent livre. Et l'action démarre tout de suite, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle démarre fort.
Toute l'intrigue de ce livre comme pour le premier tourne autour de la notion du complot invisible. On découvre encore plus de choses sur le pourquoi et le comment de tous ces évènements. Certaines révélations sont fracassantes et vraiment surprenantes. Le moins que l'on puisse dire est que Ken Scholes sait surprendre son lectorat avec des retournements de situation pour le moins inattendus.
L'intrigue est vraiment prenante, il n'y a pas de temps mort, de passage où l'on pourrait s'ennuyer. Même les passages "calmes" sont captivants et fascinants. Les situations sont vraiment bien amenées, et les réactions des personnages pas toujours celles que l'on aurait pu attendre. Je me suis d'ailleurs surpris à une ou deux reprises à crier après les personnages, ça prouve à quel point je suis rentré dans le roman.
Mon personnage préféré est sans conteste Jin Li Tam, une femme forte, qui doit faire face à bien des choses et qui pourtant reste toujours fière et digne (petit détail marrant et sans importance, elle est décrite comme étant rousse, et pourtant dans ma tète je l'imagine avec des cheveux d'un noir intense).
Certains passages avec Vlad Li Tam, m'ont gêné par contre, mais je pense que c'était volontaire de la part de l'auteur, pour créer un malaise.
Au final, Ken Scholes signe là encore un très très bon livre qu'il est difficile de refermer et de quitter une fois qu'on l'a commencé.

63e Folie : Les psaumes d'Isaak, tome 1 : Lamentation


La cité de Windwir vient d'être anéantie, et avec elle la Grande Bibliothèque où reposait la mémoire du monde. L'onde de choc de cette catastrophe rompt les équilibres politiques et religieux des Terres Nommées, attise les convoitises, ravive les complots, met à mal les alliances. La guerre est inévitable.
Rudolfo le roi tsigane, seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, est le premier sur les lieux et recueille dans les ruines un automate de métal. Agité de sanglots et rongé par la culpabilité, celui-ci s'accuse d être à l'origine du drame. Quel est son terrifiant secret ? A-t-il été manipulé ? Qui voulait la destruction de Windwir et pourquoi ?
Mais voilà que Neb, un jeune moine orphelin qui a assisté à l'horreur, commence à faire des rêves prophétiques...


Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat entre :
ET

Tout d'abord merci aux éditions Bragelonne de m'avoir permis de découvrir ce magnifique livre. Comme d'habitude c'est un livre qui est beau en plus d'être intéressant.
Avec Lamentation, nous avons entre les mains le premier tome d'une saga prévue pour se dérouler sur cinq livres. Une saga ambitieuse donc, et qui aura le mérite de faire preuve d'originalité en nous proposant autre chose qu'une trilogie.
L'histoire est vraiment bien trouvée, cette destruction de la ville de tous les savoirs et cette quête de la vérité pour savoir qui est responsable et pourquoi on a pu vouloir la détruire est très bien menée.
Dans ce monde, il n'y pas de créatures étranges et pas de magie, ou presque pas. La seule magie que l'on voit à l'œuvre est celle à l'origine de la destruction de Windwir et les "magykes" permettant aux éclaireurs des différents camps de devenir en quelque sorte invisibles.
Cet univers est intéressant et intriguant, parce qu'on fait très souvent référence au "Désert Bouillonnant" qui était les anciennes terres des différents peuples des Terres Nommées détruites suite à un cataclysme magique causé par l'ancien "grand" méchant. Et telles qu'on nous en parle, il semble que ces terres possédaient des technologies très évoluées, voire "futuristes", et ce sont ses technologies que leurs descendants cherchent à récupérer par des fouilles minutieuses aux abords du Désert, et qui sont ensuite conservées et distribuées de manière très précautionneuse pour éviter qu'une catastrophe ne survienne de nouveau.
Voilà donc le point au début du livre, puis la cité est détruite, avec toutes les connaissances qu'elle abritait. On va alors suivre différents personnages tous impliqués de près ou de loin dans cet évènement.
Il y a bien sûr, Sethbert, le personnage que l'on déteste tout de suite, on nous dit clairement dès le départ, qu'il est LE méchant, et en plus il passe son temps à s'en vanter.
Il y a Rudolfo qui est en quelque sorte le héros de l'histoire, qui prend immédiatement la décision de faire reconstruire sur ses terres, la Bibliothèque où étaient rassemblés tous ces savoirs.
On a également Jin Li Tam, qui est un personnage complexe, une femme qui manœuvre avec subtilité pour suivre les plans de son père. Une femme belle et forte, loin de la femme sans défense.
On trouve encore plusieurs autres personnages très importants, mais je ne vais pas tout détailler ici.
Cette histoire est très bien construite et pensée, parce que de la destruction de cette cité que l'on peut penser avoir été causée par un fou, on s'aperçoit au fur et à mesure de la lecture, que la situation est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. Ainsi certaines choses que l'on prenait pour acquises, prennent d'un seul coup une autre allure à la lumière d'une explication différente.
Ce livre m'a bizarrement fait penser à Dune pour l'histoire du père de Jin Li Tam, et son passé. Je ne veux pas trop en dire pour ne pas dévoiler de morceaux de l'histoire, mais ceux qui ont lu Dune trouveront peut-être une certaine ressemblance avec le Bene Gesserit. Mais ce n'est pas un défaut loin de là, c'est plutôt bien vu, parce que dans ce cadre, c'est assez surprenant.
Ce livre peut surprendre certains adeptes de la Fantasy "de combat" dirons-nous, car dans ce livre-ci, même s'il y en a quelques-uns, ce n'est pas ça qui est le plus important, c'est plus l'évolution des personnages et la compréhension de tout ce qui tourne autour de la destruction de Windwir.
Au final, c'est donc un très bon livre dont on a hâte de connaître la suite, même s'il pourrait presque se suffire à lui-même. Je crois qu'on a pas de grosse frustration à la fin, parce que c'est vraiment une fin, et non pas une coupure au milieu de quelque chose.