92e Folie : Le Voleur de Magie, tome 2




Voici le 2e tome des aventures de Conny, le jeune voleur devenu apprenti magicien, encore qu'après les évènements survenus dans le 1er tome, sa position d'apprenti est fortement contestée par les autres magiciens de la ville. Il faut dire que Conny prône des idées tout à fait révolutionnaires et que ces vieux ronchons sont un peu stupides et bornés.
Bien décidé à prouver qu'il a raison et surtout à tenter de renouveler ce qui s'était passé à la fin du précédent livre, il va provoquer de gros dégats qui vont le conduire à l'exil. Exil qui en fin de compte, lui permettra de résoudre le mystère des inquiétantes Ombres qui causent la panique en ville en pétrifiant des gens.
On retrouve comme dans le premier cette narration si particulière en "On" qui montre bien que l'on suit le jeune garçon dans ses aventures. Le personnage de Sorbia que l'on avait déjà croisé dans le premier tome prend plus d'ampleur et devient très intéressant. Son amitié avec Conny est touchante. On retrouve également Nihil et Benet qui n'ont pas changé.
En fait, l'action de ce deuxième tome, démarre très peu de temps après la fin du premier, donc on est pas trop dépaysés.
J'ai trouvé ce deuxième tome un poil moins bien que le premier, mais il reste tout de même très très bon et très sympathique à lire. De plus, il se lit extrêmement vite parce qu'une fois commencé, comme pour le premier on a plus trop envie de le lâcher. J'attends donc maintenant la sortie du trois avec impatience, surtout que l'histoire se termine de façon délicate pour Conny.

91e Folie : L'O10ssée : L'Odyssée Folio SF en 10 nouvelles


Octobre 2000, l'odyssée commence : le navire Folio SF largue les amarres. Avec à son bord trente ouvrages dont Fondation, Fahrenheit 451, Les neuf princes d'Ambre... — autant de classiques majeurs — , Folio SF est le vaisseau idéal pour aborder avec plaisir tous les rivages de l'imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique...
[...]
Pour fêter cette décennie de succès, nous vous offrons une anthologie de dix nouvelles (dont six inédites en France) [...]. Cerise sur le gâteau, sept auteurs que l'on a peu coutume d'associer à la science-fiction, au fantastique ou à la fantasy nous ont fait le plaisir de nous offrir leur regard sur la collection, sur un titre, un genre ou un auteur.


Un bouquin plutôt sympathique dans l'ensemble, même si certains textes me sont passés au-dessus je pense. Je ne les ai pas aimés, mais peut-être que je ne les ai pas compris.
Par contre, je ne sais pas pourquoi, mais j'étais parti avec l'idée que c'était un recueil uniquement Science-Fiction, et pas du tout. En y réfléchissant, c'est vrai que Folio SF publie aussi du Fantastique et de la Fantasy. Du coup on trouve aussi ces deux genres.
Le premier texte, celui de Mary Gentle intitulé "La Route de Jérusalem" est difficilement classable, une sorte de Fantasy uchronique pourrait-on dire, qui transpose un ordre des Templiers qui aurait subsisté jusque dans le monde moderne, et de divers changements qu'on suppose dûs à cela... Par contre, je l'ai trouvé trop long, et assez ennuyeux en fait... Du coup je ne l'ai pas vraiment apprécié.
Le second, de Jean-Philippe Jaworski, "Kenningar", est un texte de Fantasy assez court, et plutôt sympathique. En plus je suis dedans (un personnage s'appelle Taliesin). Une histoire de Viking et de Celte que l'on compare sans cesse, ce qui agace le Viking. (Difficile de donner un résumé pour un texte d'une dizaine de pages.)
Ensuite on a un texte de Philip K. Dick, qui est un chef-d'oeuvre, un bijou, une merveille... "Le Constructeur" nous parle d'un type qui construit un énorme bateau dans son jardin, alors qu'il n'habite pas près de la mer... Et jusqu'à la dernière phrase, Dick arrive à nous faire douter, puis cette fameuse dernière phrase arrive, et là on comprend tout, et on se dit qu'il était vraiment bon.
Le texte d'après est de Maïa Mazaurette, "Chronos" est un texte qui revisite un thème très populaire en ce moment, la fin qui est toute en suggestion est assez "horrible" (dans le bon sens du terme)...
"Vestige" de Christopher Priest m'a plutôt laissé perplexe là aussi, j'avoue n'avoir pas bien compris sa présence dans ce recueil, n'y ayant vu aucun élément pouvant réellement relever d'un des trois genres... Du coup, il m'a plutôt déçu... D'autant qu'on ne comprend pas vraiment tout à sa lecture, ce qui est assez embêtant pour une nouvelle...
Vient après un long texte de Thomas Day intitulé "Ethologie du tigre", j'imagine qu'on peut le classer dans le Fantastique même si c'est assez subtil. Il reste néanmoins fort sympathique, même si au final là aussi je ne suis pas certain d'avoir tout compris.
La nouvelle de Robert Silverberg est vraiment excellente. "Passagers" nous parle d'une Terre où les gens peuvent être à tout moment "possédés" par des entités qui prennent le contrôle de leurs corps et de leurs actions pour une durée indéterminée. On va suivre un homme qui vient d'être possédé pendant plusieurs jours et qui se "réveille"... Là aussi comme pour Dick il faut attendre la toute fin du texte pour avoir une sorte de révélation. Du très grand Silverberg assurément.
"La bétonnière à mafiosi" de Ray Bradbury est un texte très court, très rapide dans son action j'ai trouvé. C'est une histoire de voyage dans le temps ayant pour but de modifier certaines choses. Le procédé utilisé est ce qui rend ce texte original. Il y a un côté un peu comique j'ai trouvé. J'ai beaucoup aimé en tout cas.
Stéphane Beauverger ensuite avec "Okw-" nous livre une nouvelle qui encore une fois est très bonne grâce à sa chute qui surprend et est vraiment très bien trouvée. C'est l'histoire d'un homme qui détient la preuve par vidéo que le président de la république française, n'a pas assassiné sa femme, comme on l'en accuse. Il est invité à l'Elysée, et on suit l'entretien entre les deux hommes...
Le texte de Robert Charles Wilson "Utriusque Cosmi" est sympathique, mais je ne l'ai pas trouvé extraodinaire...
Au final cela un donne un livre forcément inégal mais avec tout de même beaucoup de très bons textes à découvrir. Je n'ai pas parlé des courts textes des intervenants entre les textes, pour la plupart je les ai jugés plutôt inutiles.

90e Folie : Memories of Retrocity

Memories of Retrocity
de
Bastien Lecouffe Deharme et Gilles Osvald

A la veille de l'hiver 2004, William Drum, ex-inspecteur de la police criminelle de Chicago, est exilé par ses superieurs à Retrocity.

Retrocity, la Cité déchue, fermée sur elle-meme, que l'on tente de faire disparaitre des consciences depuis plus d'un demi-siècle.

A l'aide d'une machine à écrire trouvée dans son appartement, William se lance dans la rédaction de son journal de bord, et s'enfonce dans la ville.

Une ville hors du temps, que les citoyens ont depuis longtemps désertée.

Une ville où la mécanique remplace les organes humains.

Une ville malade et rongée par un étrange virus.

Une ville de laquelle on ne revient pas.


Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat entre :
Riez

Les Editions du Riez
ET
Livraddict

Livraddict

Tout d'abord merci aux Editions du Riez de m'avoir envoyé ce livre, et surtout merci de l'avoir publié, parce que c'est un sacré bon bouquin qu'on a là. Je ne crois pas avoir lu et vu quelque chose d'aussi original.
D'abord il faut préciser qu'il s'agit d'un roman graphique, c'est-à-dire que le texte est accompagné à chaque page d'illustrations réalisée par l'auteur lui-même. Ce sont des mélanges de photos, dessins, et montages informatiques. L'ensemble dégage une atmosphère tout à fait particulière. Le texte est superbement mis en valeur par les illustrations fantastiques qui l'accompagnent. Mais on pourrait aussi dire l'inverse, car les illustrations sont elles aussi rehaussées par le texte. L'un pourrait aller sans l'autre, on comprendrait toujours le texte et les images ne perdraient rien de leur pouvoir de fascination mais les deux ensemble font un chef-d'oeuvre.
J'ai adoré ce livre, l'histoire est très particulière, un peu glauque diront certains, ce qui n'est pas tout à fait faux, l'ambiance m'a fait un peu penser au film Dark City pour ceux qui connaissent. Un côté sombre et étrange. Il est vrai que le sujet est assez particulier quand même, puisqu'on parle d'une ville coupée du reste du monde, où les gens fusionnent avec des objets et finissent par se fondre totalement en eux. Et voilà que notre héros se retrouve exilé dans cette ville, et il va devoir comprendre son fonctionnement et se faire à cette idée de fusion...
L'histoire est étrange, fascinante, difficile de poser le livre à certains moments tellement on a envie de savoir ce qui vient ensuite, et de découvrir la nouvelle illustration qui accompagnera le texte.
Pour moi ça a été un véritable coup de cœur, et si l'auteur a envie de nous proposer d'autres livres dans le même style, je crois que je serais preneur immédiatement. Et s'il nous propose des tableaux de ses oeuvres, je crois que là aussi je serais preneur. Elles sont déjà magnifiques en taille normale, j'imagine ce que ça pourrait donner en très grand.
Non vraiment, il n'y pas à hésiter, vous avez là un chef-d'oeuvre de Science-Fiction, difficilement classable. On pourrait être tenté de le mettre en Fantastique, mais non c'est bien de la Science-Fiction, une Science-Fiction qui oscille entre Steampunk et Cyberpunk... En tous les cas, un livre à côté duquel il ne faut pas passer si vous voulez mon avis.

89e Folie : Les Seigneurs de Guerre, tome 1 : L'Impératrice de Mijak


Esclave, Fulie est née dans un monde cruel où règne la toute-puissance des hauts émissaires, conseillers religieux des seigneurs de guerre du royaume de Mijak. Lorsque le riche marchand Abajai, frappé par sa beauté, l'achète et la prend sous sa protection, Fulie sait que le dieu unique lui offre sa chance. Elle apprend à parler, découvre le monde et s'éprend éperdument de son maître. Quand elle comprend qu'Abajai l'a préparée pour la revendre au plus offrant, Fulie, folle de rage, s'échappe, portée par la voix de son dieu : le temps de la servitude est révolu. Voici son histoire.

Oui le résumé explique bien, c'est bien l'histoire de Fulie qui d'esclave deviendra Impératrice de Mijak, comme le titre l'indique. Et on va suivre toutes les étapes de sa vie, de comment elle est devenue esclave, à comment elle est devenue Impératrice en passant par toutes les étapes importantes de sa vie.
D'abord, comme dans ses précédents livres, Karen Miller écrit admirablement bien, son style est bon, mais, car il y a un mais, je n'ai pas été spécialement emballé par l'histoire, je dois même dire qu'au contraire à de nombreuses reprises j'ai été rebuté. Il y a beaucoup de sang qui coule dans cette histoire, du sang animal, vu que les émissaires passent le plus clair de leur temps à trancher la gorge au moindre animal pour y lire des signes du Dieu. Et beaucoup de sang, car il y a beaucoup de combats, et je dois dire qu'à la fin du livre, dans les derniers chapitres on a vraiment droit à tous les détails sordides. Ce que j'ai trouvé assez glauque pour ma part.
Ensuite, cette omniprésence du Dieu que l'on trouve toutes les trois phrases et à qui on attribue le moindre fait et la moindre décision que l'on prend. C'est quelque chose qui m'agace déjà en temps normal, mais là on a vraiment l'impression que les personnages sont incapables de réfléchir par eux-mêmes. Et le moindre petit évènement est interprété comme un signe.
J'imagine que c'était la volonté de l'auteur d'agacer le lecteur, de lui montrer à quels excès ce peuple en arrive, mais je dois dire que je n'ai pas accroché.
Et la personnage principale, est absolument insupportable, pas du tout sympathique. Le genre de personnage qu'on a envie de gifler constamment, elle est calculatrice, prétentieuse, orgueilleuse, vantarde, menteuse, méchante en gros tous les défauts se trouvent chez elle, mais tout le monde se plie devant elle parce qu'elle semble être protégé par le Dieu. Et bien évidemment, dès que quelqu'un de "normal" se trouve face à elle, il faut qu'elle finisse par le détruire d'une façon ou d'une autre.
Je suis allé jusqu'au bout parce que c'est bien écrit, parce qu'on sent que c'est une volonté de Karen Miller de nous énerver avec tout ça, et parce que j'ai lu le résumé du tome 2 il y a peu, et qu'il a l'air bien moins sanglant et plus sympathique (encore que ce résumé-ci n'a a priori rien de spécialement sanglant). Donc je pense qu'à un moment je lirais ce tome 2, en espérant y trouver plus de plaisir.
Au final, on peut donc dire encore une fois que c'est très bien écrit, mais que l'histoire est tellement spéciale qu'elle risque d'en rebuter plus d'un qui reposera le livre avant la fin.

88e Folie : Le Seigneur des Anneaux, tome 2 : Les Deux Tours


Le royaume de Gondor s'arme contre Sauron, le seigneur des ténèbres, qui veut asservir tous les peuples libres, hommes et elfes, nains et Hobbits.
Mais la vaillance des soldats de Minas Tirith ne peut rien contre la puissance maléfique de Mordor. Un fragile espoir, toutefois, demeure : le Porteur de l'Anneau s'approche de la montagne où brûle le feu du destin, seul capable de détruire l'Anneau Unique et de provoquer la chute de Sauron...


Que dire sur ce livre, si ce n'est qu'on retrouve la magie des personnages et de l'univers de Tolkien. Par contre, je dois dire que j'ai eu un peu plus de mal à le lire que je n'en avais eu pour le premier. En fait, j'ai parfois eu l'impression que certains dialogues et scènes d'actions ne sonnaient pas totalement justes, d'ailleurs j'avais eu le même souci avec le deuxième film, donc ça doit venir de toute cette partie.
Mais j'ai quand même adoré retrouver Pippin, Merry, Frodon, Sam et les autres. Le développement autour du personnage de Gollum est très intéressant dans ce tome, et on se rend compte que tout tient à très peu de choses. Par contre, j'ai trouvé Sam assez insupportable, toujours en train de gémir, ou de s'en prendre à Gollum même quand celui-ci n'avait rien fait. Frodon semble un peu plus effacé que dans le premier tome.
On découvre de nouveaux personnages et même une nouvelle race fort ancienne, les Ents. Ce sont Pippin et Merry qui les rencontrent un peu par hasard. Ils se lient très vite d'amitié avec l'un d'entre eux et lui explique la situation dans la Terre du Milieu, car les Ents sont un peu coupés du monde. Ceux-ci seront par la suite d'une grande aide dans la lutte contre les forces du mal.
Certains personnages auront quant à eux des intentions beaucoup moins claires, et il faudra peut-être que nos héros s'en méfient, surtout Frodon, le porteur de l'Anneau Unique. Mais Aragorn, Legolas et Gimli ne seront pas en reste pour les aventures et les épreuves, ils auront à faire face à la duplicité et à la roublardise de certains et devront défendre tout un peuple face à une armée d'Orques.
Une grosse surprise attend aussi le lecteur qui n'aurait pas vu les films ou qui ne s'en souviendrait pas. Un évènement auquel personne ne s'attendait...
En conclusion, on a là encore une fois un très bon livre. De l'aventure, de l'héroïsme, de la bravoure, du courage, un univers toujours aussi riche et bien construit.
Les amateurs d'action, apprécieront plus ce deuxième tome qui est beaucoup moins descriptif et plus actif que le premier. Les autres, aimeront quand même, parce que c'est très bien écrit.
En résumé, c'est toujours du très bon Tolkien, et on ne répètera jamais à quel point cet homme était un génie.
En Lecture Commune avec : Jana, Amethyst, Snow, ptitelfe : 1ère partie, 2e partie

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